Antinomie de Russel et infini

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M@rion
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Re: Antinomie de Russel et infini

Message par M@rion »

personnellement c'est surtout l'affirmation selon laquelle "Dieu est éthique" qui me choque

je préfèrerais encore entendre "Dieu est rationnel", ou "Dieu est logique"... au moins cela aurait un sens

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Re: Antinomie de Russel et infini

Message par benfreoa@hotmail.com »

Ben je te remercie stokastik ! Si Levinas te lisais il serait tout aussi étonné de ton ouverture d'esprit que Bertrand ....

M@rion
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Re: Antinomie de Russel et infini

Message par M@rion »

l'ouverture d'esprit c'est aussi savoir renoncer à nos vieilles croyances rassurantes

on pourrait aussi ajouter qu'"ouvrir son esprit" ne signifie pas être s'aliéner à telle ou telle théorie alléchante : il y a un moment où il faut savoir penser par soi-même

mais tout ça ce sont des lieux communs, je ne vois même pas l'intérêt de le répéter

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Re: Antinomie de Russel et infini

Message par benfreoa@hotmail.com »

En quoi l'éthique serait moins rationnelle que les mathématiques ? Il n'y pas de contradiction, la métaphysique est le plus haut point de rationnalisme que puisse atteindre l'homme en terme d'abstraction, comme disais Einstein: "L'imagination est bien plus importante que la connaissance". La métaphysque est le domaine par excellence qui allie imagination et rigueur.

Le Dieu logique comme tu dis est celui qui a généré la logique allemende d'avant guerre, la phénoménologie de Hegel, Husserl et Heidegger n'ont fait que totalisé les mentalités allemandes en pensant que l'individu en tant qu'entité individuelle et non colective était souverain. L'esprit n'est pas totalisable comme a tenter de la faire Hegel en voulant globaliser la philosophie à la manière d'un mathématicien.

L'infini se créer par le dialogue et le "conflit" des idées, la communication détrui tcette totalité pour amené l'humain dans un infini collectif. Le livre "Totalité et infini" de Lévinas est absolument génial, il alie la raison et ce que l'on ressent de manière intuitive par ce que l'on appelle la sensibilité.

M@rion
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Re: Antinomie de Russel et infini

Message par M@rion »

je suis bien d'accord avec ta critique de l'hégélianisme, mais tu me fais dire ce que je n'ai pas dit en parlant du nazi rationnel, je n'ai jamais dit que c'était un modèle divin loin de là (ce serait inhumain, cruel, et un peu suicidaire... de plus je suis athée)

concernant ta définition de dieu (en tant qu'éthique), je crois que tu es encore prisonnier d'un anthropomorphisme archaïque, de plus tu sembles nier le caractère fondamentalement conventionnel, et culturel, de l'éthique, or, je ne vois pas en quoi un dieu peut ressembler à un homme

à moins que tu n'aies pas la même définition de l'éthique, mais un idéal transcendant ne nous mène guère beaucoup plus loin

tu as certainement de bonnes raisons de penser tout cela, mais je ne comprends pas ton raisonnement, peux-tu le préciser ?

si tu prétends échapper à l'anthropomorphisme, alors tu te réfugies du côté de la logique, or cela ne convient pas non plus, tu le dis toi-même

j'avais quelque chose à ajouter, mais j'ai oublié entre-temps, cela me reviendra sans doute :mrgreen:

M@rion
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Re: Antinomie de Russel et infini

Message par M@rion »

ça y est ça me revient je voulais te parler de thomas kuhn, mais là j'ai une migraine pas possible, donc à plus tard sans doute :D

entre parenthèses, l'imagination d'Einstein nous a mis dans de beaux draps !! par ailleurs un individu qui obéit plus à son imagination qu'à sa raison risque tôt ou tard de sombrer dans la psychose...j'en veux pour preuve le principe de la "prière"

mais nous sommes d'accord sur ce point, la notion d'infini est très "cool" et elle semble intuitivement et logiquement vraie :mrgreen: (cette fois-ci je n'ajoute plus rien car j'ai vraiment mal à la tête :mrgreen: )

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Re: Antinomie de Russel et infini

Message par benfreoa@hotmail.com »

Tout d'abord cela me fait très plaisir de parler avec quelqu'un d'ouvert, pour une fois ! Ca change !

QUe l'on ne soit aps d'accord, je trouve ça cool comme tu dis ! C'est cela meme la transcendance se dépasser (au pluriel) par le dialogue !

Je n'ai jamais dis que tu pensais que le modèle Nazi était divin, loin de là ! Ce que j'ai dit c'est que "le Dieu" ou "la croyance" purement rationnelle développée de manière individuelle avait amené au modèle Nazi. Les Nazi était Athés, il avaient remplacés les "religieux" de l'époque par le même biais, en voulant imposer leur reflexion personnel au monde entier, en voulant otaliser leur pensée personnelle.

J'en viens justement au second point, je suis à 100% d'accord avec toi quand tu dis que Dieu n'est pas un homme, non seulement ce n'est aps un homme, mais au cas ou il existerait, il ne serait pas physique (Maimonide et d'autre métaphysicien l'on mainte fois "démontré").

Et justement, pour en revenir à l'éthique at à ce que tu appelles "mon anthropomorphisme archaïque", il s'agit juste e poser comme hypothèse qu'il existe des choses bonnes et des choses mauvaises. Si tu ne crois pas en cela, alors effectivement tu peux me traiter d'archaique. Si tu peux juger de manière insensible et indifférente l'injustice, alors oui je suis encore pus archaique. Si tu crois que la justice pour arriver au bon est un concept inventer par l'homme qui n'a pas lieu d'etre, alors oui ...

Si mantenant tu es prete à admettre que le bon existe et que le mauvais existe, il a alors une ethique (elle est cependant relative à chaque etre cependant comme tu l'as précisé et s'harmonise dans le dialogue). Ce que je définis comme éthique est la recherhce de ces notions. Qu'elle passe par un biais athée ou religieuse m'est indifférent, ce qui compte c'est la recherche des vérités, de toute façon les vérités convergent assez vites lorsque'elle jaillissent de manière claire et limpide.

Pour ma part je suis juif, pas très religieux, mais croyant. Je m'intérese surtout à la philosophie juive plutot qu'aux traditions, cette philosophie converge totalement avec la philosophie moderne. Maimonide a notamment été une grende lumière dasn ma vie.

Ce que j'appelle par éthique est bien plus profond que les mathématiques, les mathématiques est un outils pour arriver à une reflexion profonde de l'éthique, mais il s'agit juste d'un outil et non d'une fin en soi.

L'imagination, comme tu l'as dit, ne vaut rien sans logique derrière, c'est un feu de paille. La logique sans imagination ne vaut rien non plus. L'un sans l'autre ne valent rien, les deux se nourrissent dans le "conflit", tout comme les astres sont en parfaites harmonie dans un conflit énergétique permanent.

J'ai lu Khun sur wiki, il explique l'évolution à saut de l'histoire scientifique apparemment ... ca doit etre très intéressant !

M@rion
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Re: Antinomie de Russel et infini

Message par M@rion »

merci pour le compliment :D je te réponds rapidement mais j'y reviendrai car cela mérite plus d'attention

anthropomorphisme archaïque est une façon un peu brutale de te dire que tu crois en un dieu qui a des qualités humaines, la sensibilité éthique étant la principale d'entre elles, autrement dit tu ne crois pas en dieu mais en l'homme, tu es peut-être existentialiste sans le savoir
et bien sûr que l'éthique est indispensable, c'est même le fondement de toute vie en société possible

pour le reste, il faut que nous en rediscutions car j'ai beau ne pas être d'accord avec toi, je trouve que ton argumentation est très fine (je tiens à préciser que ce que je remets en question n'est pas ta foi, que je respecte, bien sûr -d'ailleurs Thomas Kuhn affirme lui-même que la foi fait partie elle aussi de la science dans une certaine mesure- mais les concepts que tu emploies, et cela, sur un plan strictement philosophique)

quant à Lévinas je ne peux pas t'en parler car il faudrait que j'aie lu ses œuvres pour ça, mais je sais qu'il a beaucoup parlé du pardon, et c'est important

j'ai aussi entendu dire que la philosophie du judaïsme était très intéressante (il faudrait que je m'y plonge un jour, ce serait la moindre des choses)

PS : désolée pour les ajouts successifs, mais je ne veux pas éditer 40 messages différents^^

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Re: Antinomie de Russel et infini

Message par benfreoa@hotmail.com »

Je sais bien que tu as mal à la tete, maiis comme tu l'as dis "ma foi" me pousse à te répondre !

Ce que la religion appelle foi, je l'appelle désire de connaissance, étant donné que l'homme à les outils nécessaire pour avoir la petite prétention de pouvoir désirer le savoir.

Ce que ne comprenne pas les ultra orthodoxe dans la religion, c'est comme tu l'as très précisement dit tout à l'heure, il mèle l'imagination à la raison de manière trop violente. Il matérialise Dieu sans s'en rendre compte, il transforme Dieu en une icone, en des dieux polyhthéiste, finis et moitié humain moitié mystique.

Hors lorsque l'on rentre dans les subtilités, la vérité est tout autre. Lévinas est le meilleur reflet de la philosophie juive que j'ai lu jusqu'a présent. Il réforme platon, descartes, spinoza et les autre avec un argument d'une simplicité effarente quand on y réfléchit: l'Autre.

Son principal argument est de dire que toute "la supériorité" de l'homme, toute sa transcendance se fait par le biais de l'Autre. C'est comme si il avait appliquer la relativité à l'homme, de la meme manière que le temps et l'espace ne sont pas disjoint, l'individu n'est jamais seul au sens absolu.

L'individu évolue par le principal biais de la communication, du langage oral ou écrit. Sans ce langage, l'homme serait encore à l'age de pierre ... C'est d'une telle évidence que c'est limite insultant je trouve, en cela même se retrouve le belle infini de l'ame exprimé par platon dans le Phédon. Comment personne 'y avait-il pensé avant ? La reflexion animal projète le monde sur lui meme, sur son égo. Tandis que la reflexion humaine projette sa sensibilité, non pas sur son seul égo, mais sur NOUS, Moi et l'Autre, Moi et Toi.

Le livre "la part de l'autre" d'Eric-Emmanuel Schmitt est l'illustration meme de la psychanalyse et de Lévinas. En faisant la psychanalyse d'Hitler, il expose de manière remarquable l'importance de la part de l'Autre. Lorsque l'ohomme s'éloigne de l'Autre, il revient à l'état animal, concentré sur son égo, il s'effondre.

L'homme appartient à un système dans lequelle il n'existe que par intéraction, il ne peut vivre indépendemment du système, il est créé par ce meme système. Tel l'on repérensente l'intéraction des forces de manière abstraite, l'homme existe dans ce meme état d'abstraction. Il existe avec une frontière ouverte, cependant inaccessible, entre lui et l'autre ....

Pour moi, c'est cela même l'analyse de l'éthique, l'éthique est l'analyse de la relation avec l'Autre. Elle prend sa source dans l'abtrait et se concrétise par les actes, car nous ne pouvons dissocier notre ame de notre corps. Telle était la critique que faisiat Nietzsche à Platon, Platon rejetant la part de "Dyonisos" (corporelle, sensationnelle) résidant en nous. Ce conflit entre l'ame et le corps est également nécessaire pour s'élever, la seule réflexion ne suffit pas, l'action est nécessaire.

M@rion
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Re: Antinomie de Russel et infini

Message par M@rion »

Mais j'avais vraiment mal à la tête :D

Je ne vais pas épiloguer, simplement, je suis assez révoltée, comme beaucoup de gens certainement, par la croyance en un dieu "éthique" (quels sont les critères pour être V.I.P. ?) et qui de surcroit serait totalement passif (fumiste...), si c'est cela le libre-arbitre des hommes ! enfin ce sont de vieux débats, je n'ai pas trop envie d'entrer dans des considérations religieuses, ni philosophiques... Je trouve ta conception de l'éthique plutôt sympathique d'ailleurs.
La foi a cela de bien qu'elle apporte une certaine fraîcheur dans un monde plutôt pessimiste. Tant qu'on ne cherche pas à me l'imposer, je n'ai rien contre elle :D

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Re: Antinomie de Russel et infini

Message par benfreoa@hotmail.com »

Reposes toi bien alors !!! Moi j'ai dormi 3h hier après une soirée bien arrosée ...

Il est certain qu'il ne faut rien imposer, mais dialoguer (quand on en a la force) afin d'esssayer de trouver une vérité commune, pour cela il faut cependant etre avec des gens de bonne foi (Schopenhauer a d'ailleurs écrit un manuel "l'art d'avoir toujours raison" qui est très très bon!) et qui ont le désir de savoir, ce qui n'est pas courant. Ilfaut déjà etre en accord avec soi meem pour cela et ne pas se braquer et prendre le temps d'écouter et ed se remettre en question ...

J'espère que l'on aura l'occasion de reprendre ce débat très prochainement, je trouve qu'il n'y a rien de plus passionnant que l'essence de notre existence.

M@rion
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Re: Antinomie de Russel et infini

Message par M@rion »

je ne me braque pas même si c'est l'impression que j'ai pu donner :D

et oui le dialogue, si seulement cela pouvait toujours être possible, cela résoudrait bien des conflits...

je ne sais plus si c'est Aristote qui disait que la première condition d'une dialogue raisonné est de s'accorder sur les définitions ?

à bientôt peut-être (évite de trop bringuer quand même ! :mrgreen: )

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Re: Antinomie de Russel et infini

Message par benfreoa@hotmail.com »

Je vais essayer mais ça va etre dur ...

Ta vision de la religion et de ce que l'on appelle Dieu est vraiment négative, c'est impressionnant. Je ne veux pas te convaincre mais au moins pouvoir t'illustrer une vision moins méprisable (la vision d'un Dieu passif, car les actions de Dieu sont incomparables aux actions des hommes, comparer l'homme et Dieu est impossible et il n'y pas de V.I.P dans l'éthique, au contraire tout se construit et cela prends du temps).

Bon we, a force de doliprnaes tes maux de teets passeront !
Dernière modification par guiguiche le vendredi 18 septembre 2009, 19:14, modifié 1 fois.
Raison : suppression du doublon

M@rion
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Re: Antinomie de Russel et infini

Message par M@rion »

tu devrais faire attention, sinon tu ne seras pas en forme dimanche :wink:

je ne vois pas en quoi cette vision est méprisable, c'était juste une hypothèse volontairement caricaturale d'un dieu existant possible, visant à démontrer l'absurdité d'une telle croyance, précisément (je ne dis pas dieu est comme ceci ou cela, puisque perso je suis athée)

négative, peut-être, mais cela n'a rien d'étonnant venant de moi qui ne suis pas croyante

dans tous les cas, comme je l'ai mentionné plus haut, nous ne nous sommes pas accordés sur la définition, donc nous ne parlons pas de la même chose, par ailleurs je n'ai pas la moindre envie de te faire changer d'avis (ce n'est pas mon but !), j'essaie seulement de te communiquer mon point de vue, ce que je fais peut-être de façon maladroite, aussi j'espère ne pas t'avoir vexé

c'est une des raisons pour lesquelles je ne suis pas fana de religion, cela peut très vite engendrer toutes les formes de conflits possibles et imaginables

bonne continuation :D

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Re: Antinomie de Russel et infini

Message par Garulfo »

fraggy a écrit :J'ai deux questions, qui doivent, quelque part, être liée...

1) Si j'ai bien compris une lecture récente, la conséquence de l'antinomie de Russel serait que l''ensemble de tous les ensembles (ou totalité ?), n'est pas, en réalité, un ensemble, mais une classe. Je ne comprend pas la différence entre une classe et un ensemble, ni, bien sûr, ce que cela change pour l'antinomie en question...

2) De même pour la différence entre infini actuel et infini potentiel : l'infini actuel semble être gênant en mathématiques, parce qu'il forcerait ou sous-entendrait que l'on doive s'en faire une représentation, tandis que l'infini potentiel serait envisagé du point de vue de Syrius, c'est-à-dire objectivement, sans l'intervention subjective d'une représentation. Ceci est-il juste, et, si oui, pourrait-on alors, qualifier ou comprendre l''infini potentiel, non par "indéfini", car cela suggérerait à tort qu'il n'est pas définissable, mais plutôt par "interminable" ?

Merci de vos lumières... infinies...
Pour ceux et celles qui pourraient être intéressés : le fait qu'on appelle ça une classe et non un ensemble est juste pour indiquer qu'il est construit avec un autre « type ». La classe devient un surtype de l'ensemble. Attention, la notion de classe n'existe pas dans la théorie ZF c'est-à-dire dans ce qu'on utilise classiquement en mathématique. Mais certaines formalisations de la théorie des ensembles possèdent des concepts de classe. Pour l'antinomie, cela change le fait qu'une classe n'est pas forcément un ensemble. D'ailleurs la classe de tous les ensembles n'en est pas un. Il n'y a plus d'antinomie donc. L'ensemble des ensembles n'existe toujours pas bien sûr.

Pour le deuxième point, l'infini actuel est un infini qui peut se manipuler comme un objet comme l'ensemble $\N$. L'infini potentiel c'est la possibilité de toujours avoir un nouvel élément. On peut parler de tous les entiers sans jamais manipuler $\N$ comme un objet mathématique. C'est ce que faisait les Grecs. Mais quand on veut manipuler un tel ensemble on doit pouvoir manipuler des objets de taille infini et il existe donc un cardinal infini : un nombre infini fait son apparition dans les nombres; l'infini actuel est là. Avec une formalisation on peut manipuler les entiers (qui ne sont pas « comptable » si on rejette l'infini actuel) sans parler de l'infini .
$\forall x \exists y (x\in \N \Rightarrow y\in \N \wedge y>n$
Si on veut manipuler l'ensemble $\N$ il faut introduire la cardinalité « infinie » et donc l'ordinal infini. Il suffit d'en ajouter un seul $\omega_0$ et — surprise — une infinité d'ordinaux infinis apparaîssent. C'était une surprise pour Cantor d'ailleurs.

J'espère que ça a pu aider ;)

Tonn83
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Re: Antinomie de Russel et infini

Message par Tonn83 »

Bonjour,

Je croyais qu'il s'agissait d'un forum sur les mathématiques et non sur l'existence de Dieu, sur l'importance de l'éthique ou la place de la foi dans les sociétés. La Réponse à la Grande Question sur la Vie et l'Univers est 42.
benfreoa@hotmail.com a écrit :En quoi l'éthique serait moins rationnelle que les mathématiques ? Il n'y pas de contradiction, la métaphysique est le plus haut point de rationnalisme que puisse atteindre l'homme en terme d'abstraction, comme disais Einstein: "L'imagination est bien plus importante que la connaissance". La métaphysque est le domaine par excellence qui allie imagination et rigueur.
Il faudrait replacer la citation d'Einstein dans son contexte. Probablement, Einstein voulait dire que le moteur de la recherche scientifique était l'imagination des hommes, plus que l'acquisition de connaissances. Sans imagination, sans créativité, l'homme ne serait qu'un ordinateur transmettant des données acquises sans les avoir vécues. Le mot "imagination" devrait ici se comprendre dans le sens d'intuiition. Avoir l'intuition d'une théorie (dans le cas d'Einstein) ou d'un résultat (plus modestement) avant même d'être capable de le démontrer vraiment.

Il y a une grande différence d'attitude entre religion et science. En religion, le croyant se soumet aux autorités religieuses, au Verbe et aux livres saints. En science, le chercheur vise à s'approprier puis à dominer les connaissances de son domaine, souvent sans y parvenir, pour pouvoir les dépasser. Pour ces raisons, science et religion ne font pas toujours bon ménage.
benfreoa@hotmail.com a écrit :Et justement, pour en revenir à l'éthique at à ce que tu appelles "mon anthropomorphisme archaïque", il s'agit juste e poser comme hypothèse qu'il existe des choses bonnes et des choses mauvaises. Si tu ne crois pas en cela, alors effectivement tu peux me traiter d'archaique. Si tu peux juger de manière insensible et indifférente l'injustice, alors oui je suis encore pus archaique. Si tu crois que la justice pour arriver au bon est un concept inventer par l'homme qui n'a pas lieu d'etre, alors oui ...Pour ma part je suis juif, pas très religieux, mais croyant. Je m'intérese surtout à la philosophie juive plutot qu'aux traditions, cette philosophie converge totalement avec la philosophie moderne. Maimonide a notamment été une grende lumière dasn ma vie.
Je suis baptisé, donc recensé chrétien, mais non pratiquant, et plutôt déiste. Néanmoins, j'assiste parfois à la messe. Cela dit, la distinstion entre le Bien et le Mal est quelque chose de profodément humain, et prodément ancrée dans la culture européenne (ou judéo-chrétienne ?). En ce sens, l'éthique repose non pas sur des vérités universelles mais sur des concepts culturels. Deux sociétés différentes (la France, les Etats-Unis et le Japon par exemple) auront des prises de position différentes sur les questions de morale. L'exemple le plus connu (et probablement le plus cité) est les lolicons, interdits en France et en vente libre au Japon. Et même vivant dans la même société, s'appuyant sur le même enseignement, sur les mêms valeurs, deux personnes différentes peuvent avoir des jugements opposés selon leurs sensibilités. Il n'y a aucun fondement rationnel possible à l'éthique. Par contre, ce qui relève d'une démarche scientifique, c'est d'analyser les causes (historiques, sociétales, politiques) qui ont amené nos sociétés à évoluer vers certaines prises de positions devenues majoritaires.
benfreoa@hotmail.com a écrit :Ce que la religion appelle foi, je l'appelle désire de connaissance, étant donné que l'homme à les outils nécessaire pour avoir la petite prétention de pouvoir désirer le savoir
Bien sûr, l'homme a soif de connaissance. Ce n'est d'ailleurs pas le propre de l'homme. Beaucoup d'animaux cherchent à comprendre lemilieu dans lequel ils évoluent. Mais Foi n'est pas désir de connaissance. La foi répond au désir de connaissance, par la négative. On admet ce que les écrits saints (= des écrits laissés pas des êtres humains) disent sans essayer d'en comprendre le sens. Car comprendre la signification d'un texte, c'est le remettre en cause.
----------------------------
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Re: Antinomie de Russel et infini

Message par Garulfo »

Tonn83 a écrit :[...] Mais Foi n'est pas désir de connaissance. La foi répond au désir de connaissance, par la négative. On admet ce que les écrits saints (= des écrits laissés pas des êtres humains) disent sans essayer d'en comprendre le sens. Car comprendre la signification d'un texte, c'est le remettre en cause.
Je ne réagis pas sur tout... et je suis d'accord avec toi sur plusieurs points. Cependant sur ce dernier, j'accroche. La Foi répond aussi à un désir de connaissance d'une manière positive. Tu confonds avoir la foi et suivre les textes. J'ai croisé des gens qui suivre les livres car ils n'ont justement pas la foi. La foi peut être en autre chose que des saintes écritures. Le Bouddha a dit qu'il fallait un enseignement en dehors des écritures car le texte n'est que mot et qu'il faut lire par delà les mots. Dans le bouddhisme Zen, le texte n'est qu'un morceau de papier... et Bouddha un bâton à merde (menfin c'est autre chose :P) L'hésychasme est un courant de l'orthodoxie qui va aussi dans ce sens en quelque sorte. La différence avec la science est le champ d'étude : la science étudie les phénomènes naturels et la religion étudie uniquement des phénomènes surnaturels. Bien sûr on peut croire (et je dis bien croire) qu'il n'y a pas de phénomènes surnaturels et que du naturel. La croyance n'est pas non plus l'apanage de la religion. Les religieux étudient beaucoup mais sur un plan plus spirituel que cérébral c'est tout... et encore, parfois ce n'est pas aussi clair. Les scientifiques du Moyen-Âge était tous pieux ou presque et leur foi était un moteur de la compréhension du monde non ?

En tout cas, tu ne devrais pas faire un agglomérat de tous les croyants ;) Je connais beaucoup de croyants pour qui « avoir la foi » signifie « espérer connaître le divin » (quelque soit sa forme : Jésus, Bouddha, Krishna etc.) en sachant que ce sera impossible. N'y vois-tu pas des aspects communs avec les scientifiques que nous sommes ?

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Re: Antinomie de Russel et infini

Message par M@rion »

pour Einstein, comme pour toute citation, je suis d'accord, décontextualisé, cela ne signifie pas grand chose
Tonn83 a écrit : Car comprendre la signification d'un texte, c'est le remettre en cause.
c'est peut-être la raison pour laquelle on observe une continuité historique entre catholicisme > protestantisme > athéisme

mon point de vue est qu'il faut rester humble devant ce que nous ne pouvons prouver, cela aussi bien dans la foi, que dans la non-foi, cela ne signifie pas que celui qui affirme quelque chose dont le contraire n'a pas encore été prouvé a raison simplement parce qu'il croit en telle ou telle assertion

rebouxo
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Re: Antinomie de Russel et infini

Message par rebouxo »

Ben c'est foutrement intéressant. Je regarder les bâtons de merde avec beaucoup plus de respect maintenant :D .

Pour les scientifiques croyants, c'est encore en partie vraie. Il y a en a même qui avait la double casquette.
(scientifique et curé, l'abbé Lemaire). Ils me semblent que les religions essayent de donner une explication au monde, même si cette explication est de nature métaphysique.
En tout cas, tu ne devrais pas faire un agglomérat de tous les croyants ;) Je connais beaucoup de croyants pour qui « avoir la foi » signifie « espérer connaître le divin » (quelque soit sa forme : Jésus, Bouddha, Krishna etc.) en sachant que ce sera impossible. N'y vois-tu pas des aspects communs avec les scientifiques que nous sommes ?
Cela me font beaucoup moins peur, surtout si il en reste à ce niveau. Malheureusement certains quittent cette douce croyance.

Olivier
A line is a point that went for a walk. Paul Klee.
Par solidarité, pas de MP.

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Re: Antinomie de Russel et infini

Message par M@rion »

oui, moi ! je crois en la suprême et infinie divinité des gauffres nutella chantilly et je peux vous garantir l'absoluité parfaite de cette vérité tout aussi parfaite :mrgreen: